Du sport et du resto

J’ai mangé japonais. C’est très bon, mais c’est un sport.

Le problème, c’est les baguettes. Il faut tenir deux trucs en bois entre trois doigts et réussir à attraper de la nourriture avec ça. Au début ça glisse, après ça glisse encore, et à la fin on finit par y arriver, mais la nouille est froide. C’est le cycle normal.

J’ai quand même réussi à en attraper une. Très longue. Tellement longue que je l’ai mise devant mes yeux pour voir où elle s’arrêtait. Apparemment oui, elle s’arrête, mais loin. Sur la photo, j’ai un peu l’air de loucher : c’est normal, c’est la concentration.

L’autre photo, c’est moi au ping-pong. Là, c’est l’inverse complet. Au ping-pong, faut pas regarder la balle de près, sinon elle est déjà passée. Il faut être rapide. J’ai gagné quelques points, perdu quelques points, et cassé aucune raquette. Bilan correct.

De la neige à gogo !

J’ai fait du ski. C’est pas si simple que ça en a l’air à la télé.

Au début, je suis tombé. Plusieurs fois. Pas parce que je ne savais pas faire, mais parce que je découvrais. C’est différent. Papy, lui, il glissait tranquillement, les mains derrière le dos, comme si la neige était une moquette normale. Moi, j’avançais comme un canard qui aurait perdu une chaussure.

À la fin de la journée, j’ai un peu progressé. Je tombe encore mais avec plus de style. Papa dit que c’est déjà ça.

L’autre photo, c’est moi dans un sentier. Il y avait de la neige partout, des sapins partout, et un grand silence partout aussi. C’est rare, le silence. À la maison il y a toujours quelqu’un qui parle ou un truc qui sonne. Là, rien. Juste la neige qui faisait crouitch crouitch sous mes chaussures.

C’était bien. Je crois que j’aime bien la montagne.

La nouvelle année

Aujourd’hui il a neigé. Pas beaucoup, mais assez pour faire des boules. Une vraie boule de neige, ça prend du temps : il faut tasser, rouler, retasser, rerouler. C’est presque un travail.

Une fois la boule prête, il faut une cible. La cible la plus pratique, c’était Cassandre. Elle était là, debout, immobile, à se demander pourquoi je la regardais comme ça. Je l’ai prévenue. Enfin, presque. J’ai dit « attention » mais juste avant de lancer, donc techniquement c’est une prévention, mais pas une vraie. Elle n’a pas trouvé ça drôle. Moi, un peu quand même.

L’autre photo, c’est moi à côté d’une voiture. Une voiture à ma taille, ce qui est rare. D’habitude les voitures sont trop grandes, donc on a le droit de monter dedans mais pas de conduire. Là, j’aurais pu. Mais je n’ai pas voulu faire le malin sur la photo, parce que la voiture était quand même très belle, et qu’il faut un peu de respect pour les belles choses.

Echec et mat

J’ai découvert les échecs. C’est un jeu où il y a plein de pièces qui ont chacune leur façon de bouger, et il faut s’en souvenir, ce qui est déjà un défi en soi.

Au début, je déplaçais un peu n’importe comment. La tour en diagonale, le fou tout droit, le cavalier où il voulait. Personne ne m’a engueulé, mais j’ai bien vu que ça ne se faisait pas.

Maintenant, je connais. Le cavalier, il fait un L (c’est bizarre mais c’est comme ça). La dame, elle fait ce qu’elle veut, c’est la plus forte. Le roi, lui, il bouge tout doucement, une case à la fois, comme un grand-père qui fait sa promenade.

Je commence à devenir bon. J’ai même gagné quelques fois, et pas seulement quand l’adversaire faisait exprès de perdre (je sais reconnaître). Je ne suis pas encore champion du monde mais je m’entraîne.

J’ai rencontré le père Noël !

Il y avait une fête, et à la fête il y avait le Père Noël ! Donc forcément, je suis allé le voir. C’est pas tous les jours qu’on en croise un en vrai.

Cassandre est venue avec moi. Elle, elle était toute maquillée, parce qu’avant il y avait eu un atelier maquillage et qu’elle, les ateliers maquillage, elle dit jamais non. Elle avait des paillettes partout et une fleur sur la joue. Le Père Noël n’a rien dit, je pense qu’il en a vu d’autres.

On s’est assis sur ses genoux tous les deux. Moi d’un côté, elle de l’autre. On n’a pas trop bougé, parce qu’on sentait bien que c’était un moment important, et aussi parce qu’on avait un peu peur de tomber.

Il m’a demandé si j’avais été sage. J’ai dit oui. (Bon, pas tout le temps, mais on n’allait pas rentrer dans les détails.)

Après, je lui ai dit ce que je voulais pour Noël. Mais je le dis pas ici, c’est secret.

je fais du tourisme

On est allés au Mont Saint-Michel. C’est une île, mais pas tout le temps : ça dépend de la mer, qui décide elle-même quand elle vient et quand elle repart. Personne ne lui dit rien, c’est elle qui commande.

Je me suis installé sur un muret pour regarder la baie. De là-haut, on voit très loin. Tellement loin que je me demande si on voit l’Angleterre, mais papa a dit que non, pas tout à fait. J’ai quand même regardé un peu, au cas où.

Il paraît qu’avant, des gens marchaient pieds nus dans la baie et que parfois ils s’enfonçaient dans le sable. Moi j’ai gardé mes chaussures, on n’est jamais trop prudent.

Après, on a vu un parterre de fleurs. Beaucoup de fleurs, de toutes les couleurs. Maman a voulu une photo. Je me suis mis devant en faisant le sourire spécial photo, celui où on a l’air content même quand on commence à avoir un peu faim.

C’était une belle journée. Le Mont Saint-Michel, je recommande. Les fleurs aussi.

Octobre, le thème des pompiers 😊

Aujourd’hui je suis pompier. C’est officiel parce que j’ai le casque.

Le camion est ÉNORME. Il y a des boutons partout, des trucs qui brillent, et plein de choses rouges dont je ne connais pas le nom mais qui ont l’air très importantes. J’ai pas tout compris mais j’ai fait semblant, parce que les vrais pompiers, ils ne demandent pas. Ils savent.

Le casque est un peu grand. Si je tourne la tête trop vite, il glisse. Donc j’ai tourné la tête doucement, comme un pompier sérieux.

Après, j’ai pris la moto. Cassandre est montée derrière. Je lui ai dit qu’on partait sauver des gens et elle a dit oui, parce que c’est ma sœur et qu’elle est d’accord avec presque tout ce que je dis (sauf quand on joue au Uno). On a roulé super vite, dans le salon. J’ai fait le bruit de la sirène avec ma bouche. Papa a dit que c’était très réaliste.

Plus tard, je serai pompier pour de vrai. Ou peut-être paléontologue. Ou les deux en même temps, si c’est autorisé.